Installation pour le Printemps de septembre dans la salle des Pélerins de l'Hôtel Dieu, Toulouse, 2008.
Mobilier et objets divers, serviettes éponge et portes serviettes, vaseline camphrée.
"Un salon de jardin, un tronc d’arbre, un canapé en cuir, un conteneur à déchets, un mètre cube de parpaing, une télévision grand
écran, … nous sont rendus inatteignables parce qu’une épaisse couche de vaseline les recouvre entièrement.
Témoin d’un pouvoir d’achat moyen et d’aspirations communes, ces objets s’exposent à notre convoitise et se refusent à notre
possession. La pommade dont ils sont enduits les uniformise et les anesthésie. Leur brillance pâteuse nous attire ou nous repousse. L’arbre devient aussi désirable et dégoûtant que la table en
plastique, le canapé, que les parpaings de la maison qu’il meuble, l’écran large, que la poubelle où nous jetterons tout ça.
Un univers figé dans la graisse de nos désirs, impropre à la consommation.
Des serviettes sont toutefois à la disposition de ceux qui essaieront." L.F.